A propos

La Fédération de la Ligue Démocratique des Droits des Femmes (FLDDF) œuvre sans relâche pour l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes en essayant de prendre en compte les besoins et les aspirations des différents groupes sociaux de femmes, ainsi que de la diversité de leur expérience à tous les stades de la vie. Ceci, tout en étant consciente de l’importance d'intégrer les hommes dans le processus de construction des valeurs d'égalité et de droits humains

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L’orientation des actions stratégiques de la LDDF :

La Stratégie adoptée par la Ligue Démocratique des Droits de la femme(LDDF) s’articule autour de deux axes principaux, le premier à caractère socio-éducatif et le second est relatif au lobbying et au plaidoyer.

L’axe socio-éducatif cible différentes catégories sociales, parmi lesquelles les femmes analphabètes. Il a pour objectif d’assurer une éducation à l’égalité et à la citoyenneté à partir d’expériences effectuées sur le terrain, un travail de proximité que la ligue s’emploie à privilégier depuis sa création en 1993. En effet, le contact direct par le biais des cours d’alphabétisation, des Centres d’écoute ou encore par le biais des Caravanes qui jalonnent une fois par an, les régions les plus reculées du monde rural, ont permis à la LDDF de sensibiliser, de mobiliseret d’élaborer des dossiers revendicatifs à partir de la réalité sociale et du vécu des citoyens, notamment les femmes.

C’est dans cet ordre d’idées que s’inscrivent également les actions menées au profit des nouvelles générations de jeunes des deux sexes. Il s’agit, entre autres, d’ateliers de formation dans les lycées, collèges et institutions privées organisés sous les auspices du CIOFEM à Casablanca comme expérience pilote en 2002 et en 2003 à Beni Mellal et à Marrakech .

Ces actions seront généralisées à l’ensemble des associations locales de la LDDF dans les autres régions. Outre les élèves, les enseignants sont les autres bénéficiaires de cette formation dont la clef de voûte reste les droits de la femme, la lutte contre les violences et la discrimination dont elles sont victimes et tout particulièrement celles véhiculées par les extrémistes religieux. Ces actions ont été couronnées par l’ouverture d’une École de l’Égalité et de la Citoyenneté.

A propos de la Moudawana, le travail d’orientation et de conseil mené par le réseau des associations de la LDDF revêt un double aspect, celui de la sensibilisation et de la mobilisation des femmes dans un esprit participatif pour qu’elles se prennent en charge.
Partant de l’expérience accumulée et du champ d’action de plus en plus élargi et diversifié, la Ligue a procédé à une restructuration qui s’est traduite par une spécialisation plus poussée dans son action d’où l’émergence et la création dans un premier temps des espaces spécifiques transformés ensuite en associations.

C’est ainsi qu’il a été procédé à la création du Centre d’Information et d’Observation des Femmes Marocaines (C.I.O.F.E.M) en septembre 2001, un observatoire qui a pour objectif de constater de visu les violences faites aux femmes et les violations de leurs droits. Le centre comprend un espace consacré à des ressources documentaires mis à la disposition des étudiants et des chercheurs. Il a aussi pour tâche de dispenser une formation aux formateurs en matière d’écoute, d’alphabétisation, d’organisation des ateliers et de conseil juridique.

Le C.I.O.F.E.M a également pour attribution l’organisation des journées de réflexion et des colloques dont les thématiques s’inscrivent dans le cadre du renforcement des dossiers revendicatifs et de plaidoyer pour le changement du Code de Statut Personnel, du Code du Travail et d’autres dossiers répondant aux exigences de la conjoncture, ce qui fait du C.I.O.F.E.M un outil de plaidoyer par excellence.

Force est de constater, par ailleurs, que son rôle devient de plus en plus prépondérant quant au travail de lobbying auprès des décideurs, des bailleurs de fonds et des partenaires du Maroc tant à l’intérieur qu’à l’étranger.

Le C.I.O.F.E.M est aussi un espace de conception et d’expérimentation qui procède, par la suite, à les étendre aux autres sections de la LDDF et ce, en concomitance avec un travail de plaidoyer en vue de renforcer la mobilisation et amener les décideurs à infléchir leurs positions, au premier lieu, sur le dossier du Code de Statut Personnel, qui reste la priorité des priorités pour la Ligue.

L’autre créneau ayant retenu l’attention de la LDDF est inhérent à l’activité des jeunes avec comme credo l’exercice et le respect de leur liberté propre et des libertés d’une manière générale.

Ce souci qui s’est fait sentir à travers le travail sur le terrain et le contact direct avec les jeunes dans les collèges et lycées a incité la Ligue à mettre sur pied un projet, baptisé «Espace pour L’avenir ». Il se propose d’offrir aux jeunes un cadre où ils peuvent s’exprimer, dialoguer, tisser des liens en tant que citoyens à part entière. D’ailleurs l’éducation à l’égalité et à la citoyenneté, la sensibilisation et l’apprentissage des jeunes de leurs droits occupent une place de choix dans les programmes élaborés dans le cadre de cet espace. Ceux-ci comprennent des ateliers de débat, d’écriture, de musique, de peinture, de sculpture, de théâtre ainsi que l’organisation de manifestations et activités artistiques et culturelles montées en toute liberté par les jeunes (de 8 à 35 ans). En fait, l’initiative vise à les impliquer aussi dans la prise des décisions et à leur donner le pouvoir de s’exprimer, d’exprimer les spécificités et les aspirations propres à leur âge.

« Espace pour l’avenir » œuvre à l’instauration de partenariats avec des associations pour enfants et pour jeunes qui porteront la co-organisation de différentes activités en intégrant notamment la dimension « égalité » et « citoyenneté » à leurs actions.
Ainsi, c’est un autre concept et une autre façon de sensibilisation qui entre en action ressentie toujours à partir de besoins émanant du travail mené sur le terrain par la L.D.D.F et les population ciblées par les actions. C’est dans cette même optique que s’inscrit le souhait de bon nombre de journalistes qui ont manifesté auprès de la ligue, leur volonté de participer aux actions de la LDDF dans leur diversité d’où l’idée de créer une publication portant le nom de Kalima Lana (la parole est à nous), qui leur offre l’opportunité d’apporter un regard nouveau sur les problèmes des femmes et de la société d’une manière générale.